Technicien hygiéniste réalisant un traitement anti-nuisibles dans un logement
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Étude Ipsos 2026 : 62 % des Français touchés par les nuisibles, 570 € de coût moyen

Par L'équipe ProDeratisationPublié le 13 juillet 20266 min de lecture

Longtemps considérées comme un problème marginal ou honteux, les infestations de nuisibles à domicile sont devenues un phénomène de masse. Une étude Ipsos publiée en février 2026, menée auprès de 1 000 personnes représentatives de la population française, chiffre pour la première fois l'ampleur du phénomène : 62 % des ménages ont subi au moins une infestation au cours des cinq dernières années. Voici ce qu'il faut en retenir — et ce que cela change concrètement pour vous.

Des infestations qui ont doublé en cinq ans

Le chiffre le plus frappant tient en une comparaison. En 2021, 16 % des Français déclaraient avoir été confrontés à une invasion de parasites ou de rongeurs. En 2025, ce taux atteint 32 % hors moustique tigre, et 42 % en l'incluant. En cumul sur cinq ans, 62 % des foyers sont concernés.

Trois catégories de nuisibles tirent cette progression :

  • guêpes et frelons : infestations multipliées par 2,8 (le frelon asiatique est désormais présent dans 96 départements) ;
  • rats et autres rongeurs : multipliées par 2,5 ;
  • punaises de lit : multipliées par 2,1.

Les trois espèces les plus fréquemment rencontrées restent le moustique tigre, la souris et les guêpes/frelons. Autrement dit, ce ne sont plus des cas isolés mais une tendance de fond, documentée, qui rejoint ce que nous observons sur le terrain avec la recrudescence des punaises de lit et la prolifération des rats en ville.

Poubelles urbaines, source de nourriture pour les rongeursPoubelles urbaines, source de nourriture pour les rongeurs

L'Île-de-France en première ligne des logements collectifs

La répartition géographique est très inégale. Le Sud-Ouest affiche le taux le plus élevé (76 % de la population touchée), devant le Sud-Est (69 %) et l'Île-de-France (63 %), puis le Nord-Ouest (57 %) et le Nord-Est (53 %).

Si le Sud est surexposé aux insectes volants et au moustique tigre, l'Île-de-France se distingue par la densité de l'habitat collectif : punaises de lit et cafards y circulent d'appartement en appartement via les gaines techniques, vide-ordures et cloisons mitoyennes. C'est précisément ce qui rend un traitement isolé, appartement par appartement, si souvent inefficace — et pourquoi une infestation en copropriété demande une approche coordonnée.

Le vrai coût d'une infestation : 570 € en moyenne

L'étude chiffre la dépense moyenne d'un foyer touché à 570 € pour venir à bout d'une infestation. Ce montant recouvre bien plus que la seule intervention :

| Nuisible | Dépense totale moyenne | Intervention pro | | --- | --- | --- | | Punaises de lit | 816 € | — | | Puces | 684 € | 492 € | | Rats | 560 € | 346 € | | Souris | — | 360 € | | Moustique tigre | — | 337 € | | Moyenne toutes catégories | 570 € | 284 € |

Les punaises de lit arrivent nettement en tête, car la facture inclut le diagnostic, la désinsectisation et souvent le remplacement de la literie. Ce surcoût explique un autre chiffre : 40 % des victimes ont renoncé à des dépenses essentielles ou de loisirs pour financer le traitement — et jusqu'à 68 % chez les foyers touchés par les punaises de lit.

Le coût réel d'une infestation, ce n'est pas le prix du traitement : c'est le prix du traitement plus tout ce qu'on a laissé traîner avant de le déclencher.

C'est la leçon opérationnelle de cette étude. Une intervention professionnelle précoce coûte en moyenne 284 € ; attendre transforme une colonie localisée en infestation généralisée, avec literie, mobilier et parfois relogement à la clé. Vous pouvez consulter nos tarifs ou obtenir une estimation immédiate via notre devis gratuit.

Un impact psychologique largement sous-estimé

Au-delà de l'argent, 69 % des victimes déclarent un impact sur leur qualité de vie et leur santé mentale :

  • stress : 44 %
  • troubles du sommeil (piqûres, démangeaisons) : 38 %
  • nervosité accrue : 31 %
  • honte liée à un problème d'hygiène perçu : 14 %
  • isolement social : 5 %

Rappelons-le : les punaises de lit ne sont pas liées à un manque d'hygiène. Elles voyagent dans les bagages, les transports et les meubles d'occasion. La honte est un très mauvais conseiller : elle retarde l'appel à un professionnel, et c'est exactement ce que l'insecte exploite.

Petit trou dans une plinthe servant de passage à une sourisPetit trou dans une plinthe servant de passage à une souris

Assurance habitation : la garantie que 68 % des Français ignorent

C'est l'angle mort de l'étude. Plusieurs assureurs (MACIF, CCF, Luko, Friday, entre autres) intègrent désormais une garantie nuisibles à leurs contrats d'assurance habitation : mise en relation avec un professionnel certifié et prise en charge du traitement, généralement à hauteur de 300 à 500 €. Des offres affinitaires plus complètes existent aussi, incluant selon les cas le relogement temporaire pendant un traitement thermique, le ménage post-traitement ou la garde des animaux.

Pourtant, 68 % des Français ignorent l'existence de ces garanties, alors que 53 % s'y déclarent intéressés.

Le réflexe à avoir : avant de payer une intervention, relisez les conditions générales de votre contrat habitation ou appelez votre assureur. Sur une facture moyenne de 570 €, une prise en charge de 300 à 500 € change tout. Nous fournissons systématiquement un devis détaillé et une facture conformes, transmissibles à votre assureur ou à votre syndic.

Un sujet devenu politique

Les nuisibles ne s'arrêtent plus à la porte du logement : 66 % des Français disent en avoir vu dans l'espace public près de chez eux au cours des 12 derniers mois — 73 % à Paris. Rats (33 %), souris (21 %) et guêpes/frelons (31 %) arrivent en tête. Conséquence : 57 % des Français souhaitent que la lutte contre les nuisibles soit débattue lors des élections municipales, et l'infestation devance désormais le cambriolage dans la liste des événements que les Français redoutent le plus (27 % contre 26 %).

Ce qu'il faut retenir, et faire

  1. Agir tôt. L'écart entre 284 € et 816 € se joue en quelques semaines de temporisation.
  2. Identifier avant de traiter. Les stratégies contre un rat, une souris, un cafard ou une punaise de lit n'ont rien de commun.
  3. Ne pas acheter n'importe quoi. Les produits « chocs » du marché parallèle sont dangereux et inefficaces : voir notre article sur les insecticides interdits signalés par l'ANSES.
  4. Vérifier votre assurance avant l'intervention.
  5. En copropriété, alerter le syndic : un traitement partiel déplace le problème au lieu de le régler.

ProDeratisation intervient dans toute l'Île-de-France, y compris en urgence 7j/7, pour la dératisation, la désinsectisation et le traitement des punaises de lit. Nous accompagnons aussi les professionnels et syndics. Demandez un devis gratuit ou contactez-nous pour une intervention rapide.

Source : étude Ipsos pour Badbugs.fr, réalisée auprès de 1 000 personnes représentatives de la population française, publiée en février 2026.

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