Le mardi 30 juin 2026, en fin d'après-midi, deux enfants de l'école maternelle Littré (VIe arrondissement de Paris) jouent dans la cour « oasis » de l'établissement, un espace végétalisé garni de copeaux de bois censé rafraîchir la cour en cas de forte chaleur. Quelques minutes plus tard, ils sortent de la cour mordus par plusieurs rats. L'un regagne son domicile dès le lendemain, l'autre est opéré du doigt à l'hôpital. Le récit, rapporté par Le Parisien le 3 juillet 2026, a fait le tour des rédactions françaises — et relance une question que beaucoup de communes préfèrent ne pas se poser : nos écoles sont-elles encore sûres face aux rongeurs en été ? Trois jours plus tôt, c'était un enfant de 6 ans mordu à l'école Anne-Sylvestre de Rouen ; en mai, c'est une classe de l'école des Cytises de Magnanville (Yvelines) quifermait ses portes pour cause d'infestation. La canicule de juillet 2026 n'a pas créé le problème — elle l'a rendu visible.
Ce qui s'est passé à l'école Littré
D'après l'enquête de Le Parisien publiée le 3 juillet 2026, les faits sont les suivants :
- Date : mardi 30 juin 2026, en fin d'après-midi.
- Lieu : école maternelle Littré, rue Littré, VIe arrondissement de Paris.
- Victimes : deux enfants de petite section, mordus par « plusieurs rats » alors qu'ils jouaient dans la cour « oasis » recouverte de copeaux de bois.
- Bilan : un enfant retourné en classe dès le lendemain ; le second a dû subir une intervention chirurgicale au doigt.
- Cause probable : un chantier de raccordement au réseau de chauffage urbain (CPCU) en cours depuis cinq mois dans la rue, qui aurait perturbé les galeries d'assainissement et fait remonter les rongeurs.
- Mesures immédiates : la cour a été interdite d'accès pendant trois jours ; une dératisation d'urgence a été diligentée par la mairie du VIe arrondissement.
- Réaction politique : le maire (LR) du VIe, Jean-Pierre Lecoq, a évoqué la possibilité de retirer les copeaux de bois à la rentrée de septembre.
« J'aimerais savoir s'il y a un danger » — le titre choisi par Le Parisien pour relater l'incompréhension d'un parent d'élève.
L'incident n'est pas un cas isolé. Trois semaines plus tôt, un enfant de 6 ans était mordu à l'école Anne-Sylvestre de Rouen (main ou bras, selon les témoins), et en mai 2026, l'école des Cytises de Magnanville (Yvelines, 78) avait dû fermer une classe après la découverte d'un rat dans les locaux. Le point commun de ces trois affaires : un chantier de voirie à proximité, une canicule persistante et un bâtiment ancien avec gaines techniques mal obturées.
Rat brun en gros plan, illustration de l'espèce qui prolifère dans les réseaux d'assainissement urbains
Pourquoi les rats mordent : un comportement devenu rare… en surface
Pendant longtemps, on a considéré que les rats fuient l'homme. C'est encore vrai pour un rat sauvage en bonne santé, dans un environnement où la nourriture est abondante. Mais plusieurs facteurs peuvent transformer un rat peureux en rat mordeur, et la conjugaison de ces facteurs en juillet 2026 est réunie dans la plupart des grandes villes françaises.
1. La canicule et le stress hydrique
Un rat brun (Rattus norvegicus) adulte boit entre 15 et 30 ml d'eau par jour. Quand les températures dépassent 35 °C plusieurs jours d'affilée — comme c'est le cas sur la moitié nord de la France depuis le 11 juillet 2026 —, les points d'eau traditionnels (égouts, regards, condensats de climatisation) s'assèchent ou deviennent hostiles. Les rats se rapprochent alors des points d'eau domestiques : robinets de cour, bacs à sable humidifiés, arroseurs automatiques des espaces verts scolaires. Une cour d'école en plein été, c'est un point d'eau permanent, ouvert 24h/24, sans vigilance nocturne.
2. La raréfaction de la nourriture sauvage
Les épisodes de sécheresse réduisent les graines, les fruits tombés et les insectes dont se nourrit le rat. Celui-ci se tourne vers les poubelles, les gamelles d'animaux et — c'est un point crucial — les restes alimentaires laissés par les enfants dans les cours (emballages, compotes, biscuits). Un morceau de biscuit oublié dans les copeaux de bois peut maintenir une colonie entière pendant une semaine.
3. La perturbation des galeries par les chantiers
C'est le facteur déclenchant de l'affaire Littré. Les travaux de voirie (raccordement CPCU, travaux d'assainissement, réfection de trottoir) déplacent des tonnes de terre et cassent les galeries de rat qui font jusqu'à 50 cm de diamètre. Privés d'abri, les rongeurs remontent en surface par les gaines techniques, les avaloirs, les canalisations cassées et les trous laissés ouverts dans les murs des bâtiments voisins. Une cour d'école est un espace ouvert, sans grillage en sous-face, et donc un point d'entrée idéal.
4. Le défaut d'obturation des bâtiments scolaires
Les écoles parisiennes du début du XXe siècle — c'est le cas de la rue Littré — ont été construites avec des gaines techniques en fonte non étanchéifiées, des soupiraux à barreaux espacés et des passages de canalisation souvent non rebouchés après les rénovations successives. Un rat adulte peut passer dans un trou de 2 cm de diamètre ; un jeune rat, dans un trou de 1 cm. L'école Littré, comme des milliers d'établissements en France, dispose d'un patrimoine bâti poreux aux rongeurs.
« C'est dans la cour "oasis", au milieu des copeaux de bois, que les enfants ont été mordus. » — Le Parisien, 3 juillet 2026.
Le cas n'est pas isolé : Rouen, Magnanville, et l'Île-de-France en alerte
Trois faits divers récents dessinent une carte nationale de l'infestation scolaire en été 2026 :
| Date | Lieu | Circonstances | Source | | --- | --- | --- | --- | | 30 juin 2026 | École Littré, Paris VIe | Deux enfants mordus, cour interdite 3 jours, dératisation d'urgence | Le Parisien, 3 juillet 2026 | | 19 juin 2026 | École Anne-Sylvestre, Rouen | Enfant de 6 ans mordu à la main/au bras, parents alertés | Presse locale Normandie | | Mai 2026 | École des Cytises, Magnanville (78) | Fermeture d'une classe après découverte d'un rat dans les locaux | Mairie de Magnanville | | 25 mai 2026 | Charenton-le-Pont (94) | « Opération coup de poing » anti-rats en centre-ville impliquant la mairie, le territoire Paris Est Marne & Bois et le département | Le Parisien, 25 mai 2026 |
À Paris, plusieurs écoles des arrondissements centraux (IIIe, Xe, XIe, XVIIIe) ont signalé au cours du mois de juin 2026 des observations répétées de rats dans les cours, les caves et les locaux poubelles. L'Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France a placé les huit départements franciliens en vigilance orange canicule le 7 juillet 2026, puis en vigilance rouge du 11 au 14 juillet — des conditions qui, mécaniquement, aggravent le risque rongeur.
Pour la mairie de Paris, l'enjeu n'est pas seulement sanitaire. L'incident de l'école Littré intervient alors que la Ville finance 10 000 rénovations de logements privés en 2026 contre 1 500 en 2024 (Boursorama, 2 juillet 2026) et que les rénovations thermiques des copropriétés sont bloquées par certains propriétaires. Plus un bâtiment est dégradé thermiquement, plus il offre de cavités et de défauts d'étanchéité exploitables par les rats.
Que faire en urgence : le protocole ProDeratisation pour les établissements scolaires
Quand un rat est observé dans une école, un collège, un lycée ou un centre de loisirs, la réaction en 24 heures est non négociable. Notre méthode, appliquée depuis cinq ans dans les établissements scolaires d'Île-de-France (crèches, écoles maternelles, élémentaires, collèges, lycées, centres aérés) :
- Diagnostic téléphonique sous 2 heures : qualification de l'urgence (présence visuelle, morsure, terrier, déjection), repérage des points d'entrée potentiels, identification du contexte (chantier, poubelle, alimentation).
- Inspection physique sous 24 heures par un technicien Certibiocide : contrôle des caves, des gaines techniques, des soupiraux, des locaux poubelles, des avaloirs de cour, des espaces verts, des points d'eau.
- Dératisation curative par postes d'appâtage sécurisés (boîtiers fermés à clé, inaccessibles aux enfants et aux animaux domestiques) et pièges mécaniques. Les raticides anticoagulants de deuxième génération sont utilisés à dose létale, dans des postes verrouillés.
- Obturation des points d'entrée : mousse expansive acier, grillage inox maille 6 mm, ciment prompt. Un rat ne doit plus pouvoir rentrer.
- Enlèvement des copeaux de bois ou de tout matériau meuble en contact avec le sol sur une profondeur de 10 cm, dans un rayon de 5 mètres autour de la zone d'observation. C'est la mesure la plus efficace pour empêcher le retour.
- Surveillance pendant 30 jours : passage hebdomadaire,更换 d'appâts, contrôle des réapparitions, rapport écrit transmis à la direction de l'établissement et à la mairie.
Coût moyen constaté en 2026 pour une école maternelle de 3 à 5 classes : entre 250 € et 600 € pour une opération curative, et entre 80 € et 150 € par mois pour un contrat de prévention annualisé. Ces dépenses sont éligibles aux crédits de la caisse des écoles, des collectivités, ou des contrats d'assurance dommages aux biens des mairies.
Demander un devis urgence rats | Urgence 24h/24 | Voir nos tarifs
Le maillage territorial : ce que dit la loi
Plusieurs textes encadrent la lutte contre les rats dans les établissements recevant du public (ERP) et les établissements scolaires :
- Code de la santé publique : les articles L.1311-1 et L.1311-2 imposent aux propriétaires et exploitants d'ERP la salubrité des locaux. Une infestation de rats documentée est une mise en demeure obligatoire du préfet ou du maire.
- Règlement Sanitaire Départemental (RSD) de Paris, articles 119 et 121 : obligation de dératisation régulière des locaux poubelles, des caves et des parties communes. L'article 121 précise que « les propriétaires d'immeubles ou leurs représentants doivent prendre toutes dispositions pour éviter l'introduction et la prolifération des rongeurs ».
- Arrêté du 9 août 1978 relatif aux ERP de type R (établissements d'enseignement) : interdiction de toute présence d'animaux nuisibles dans les locaux accessibles aux enfants.
- Code de l'éducation, article L.521-4 : la commune a la charge des écoles publiques et de leur hygiène. La mairie est donc juridiquement responsable en cas d'infestation documentée.
- Décret n° 2025-237 et son décret d'application du 29 décembre 2025 : plan national de lutte contre les espèces nuisibles, dont le rat brun, doté de 3 millions d'euros par an pour les interventions des communes.
Pour une lecture détaillée des obligations des syndics et des bailleurs en immeuble, vous pouvez consulter notre article dédié sur les obligations légales de dératisation en copropriété et notre guide sur comment réagir face à une infestation en immeuble.
Prévention : six mesures à mettre en place avant la rentrée
Pour une école, un centre de loisirs ou un établissement scolaire qui veut éviter un été 2027 identique à celui de 2026, six mesures concrètes peuvent être prises dès la fin de l'été :
- Audit des points d'entrée par un professionnel Certibiocide : examen de toutes les gaines techniques, soupiraux, regards, siphons de sol, passages de canalisation. Un rapport avec photos est remis à la mairie et à la direction.
- Obturation systématique des trous de plus de 1 cm : mousse expansive, grillage inox, ciment. Cette intervention, facturée entre 150 € et 400 € pour une école, est le rapport qualité-prix le plus efficace de la prévention.
- Suppression des copeaux de bois dans les cours d'école et remplacement par un revêtement lessivable (dalles, gazon synthétique, sable stabilisé). C'est la mesure recommandée par le maire du VIe à la suite de l'affaire Littré.
- Gestion rigoureuse des poubelles : conteneurs fermés, ramassage quotidien en été, lavage mensuel des locaux. Les bornes d'apport volontaire doivent être situées à plus de 10 mètres des bâtiments scolaires.
- Contrat annuel de prévention avec une entreprise Certibiocide : passages trimestriels,更换 d'appâts, mise à jour du diagnostic, rapport transmis à la mairie. Coût : 80 à 150 € par mois pour une école.
- Sensibilisation des enfants et des équipes : ne rien laisser traîner dans la cour, signaler immédiatement toute observation à la direction, ne pas nourrir les oiseaux ou les pigeons à proximité (les graines attirent les rats).
Pour aller plus loin sur la lutte globale contre les rongeurs en été, vous pouvez consulter notre article sur la dératisation en période de canicule et notre analyse de l'étude Ipsos 2026 sur les nuisibles au domicile qui confirme que 62 % des Français ont été confrontés à un nuisible en 2025.
En résumé
L'affaire de l'école Littré n'est pas un « fait divers » parisien. C'est le symptôme d'une conjonction nationale : canicule record, prolifération des rats bruns dans les réseaux d'assainissement, retard d'entretien des bâtiments scolaires, défauts d'obturation. Trois réflexes à garder en tête :
- ✅ Un rat observé est un rat de trop : au-delà de trois observations en moins d'une semaine, l'infestation est constituée et exige une intervention professionnelle.
- ✅ Mordre n'est pas un comportement normal du rat : c'est un signe de stress hydrique ou alimentaire, souvent associé à un chantier de voirie à proximité.
- ✅ L'urgence prime : face à des enfants mordus, la dératisation doit avoir lieu dans les 24 heures, suivie d'un travail d'obturation et de prévention sur 30 jours.
ProDeratisation intervient 7j/7 en Île-de-France pour la dératisation d'urgence des établissements scolaires, des copropriétés, des commerces et des particuliers. Si vous constatez la présence de rats dans votre école, votre immeuble ou votre domicile, contactez-nous immédiatement : diagnostic gratuit, intervention sous 24 heures, rapport transmis à la mairie ou au syndic.
Demander un devis urgent | Urgence rats 24h/24 | Voir nos tarifs
Un problème de nuisibles ?
Nos techniciens certifiés interviennent 7j/7. Devis gratuit sous 24 h.